Aujourd’hui, la Commission des Finances a auditionné François Pérol, président du directoire de la CNCE, directeur général de la BFBP, sur la fusion Caisse d’Epargne – Banque Populaire.

Après une présentation de M. PEROL, avec de longues digressions, sur le problème des règles comptables, de leur nocivité dans le cadre de la crise financière – que nous connaissons tous – j’ai souhaité l’interroger sur la manière dont le risque, qui a conduit la filiale Natixis à une perte de 2,8 milliards d’Euros, a été apprécié et son coût.

Il aurait aussi fallu l’interroger plus en avant sur sur la réorientation des activités de financement et d’investissement, qui devrait conduire à moins engager de capitaux dans l’avenir selon ses propres déclarations dans le presse.

Mais l’actualité primant, demain, l’assemblée générale du Groupe sera certainement difficile pour M. PEROL, les actionnaires étant légitimement très mécontents. On peut en effet, à l’exemple de mon collègue François Marc, se poser la question comment une banque mutualiste a pu s’engager dans de telles dérives et de telles prises de risque inconsidérées.

Plus fondamentalement, alors qu’il lui faudra réorienter la stratégie et les activités d’un groupe bancaire français de première importance, en modifier le management où il ne compte pas que des alliés, on peut se demander aujourd’hui si M. PEROL a la légitimité nécessaire pour le faire.