La retraite ne s’improvise pas et il est donc indispensable d’en comprendre le fonctionnement. Vous devez connaître l’âge officiel de départ à la retraite aujourd’hui, le système de retraite et ses spécificités, le fonctionnement des fonds de pension complémentaire… Votre employeur vous met à la retraite ou vous avez décidé de prendre votre retraite ? Votre employeur vous verse une indemnité légale de départ à la retraite si vous remplissez certaines conditions. Mais quelles sont les formalités à accomplir pour percevoir l’indemnité de départ à la retraite ?

Retraite : à quelle indemnité a droit un salarié ?

Avez-vous au moins l’âge légal de la retraite ? Vous avez été salarié de votre entreprise pendant 10 ans ? Vous avez quitté votre entreprise pour partir volontairement à la retraite ? Vous pouvez percevoir une indemnité départ retraite légale qui peut atteindre jusqu’à deux mois de salaire.

Le calcul du montant de votre indemnité de départ à la retraite dépend de votre ancienneté dans l’entreprise. Toutefois, plusieurs accords de branche prévoient des indemnités de départ nettement supérieures à celles prévues légalement par les conventions collectives. Cliquez ici pour plus d’informations ici.

Veuillez noter que la base la plus intéressante pour le futur retraité doit être utilisée. La base de calcul des indemnités est de 1/3 de votre rémunération des trois derniers mois ou de 1/12 de votre rémunération des douze derniers mois. A noter que les primes sont incluses.

Si le retraité a 10 ans d’ancienneté, l’indemnité est égale à un demi-mois de salaire. S’il a 15 ans d’ancienneté, cette indemnité équivaut à un mois de salaire. S’il a 20 ans d’ancienneté, il recevra une indemnité égale à un mois et demi de salaire. S’il a 30 ans d’ancienneté ou plus, l’indemnité s’élève à deux mois de salaire.

Que vous soyez salarié ou employeur, consultez votre convention collective pour connaître le montant de l’indemnité de départ à la retraite.

Indemnité de départ à la retraite : comment cela fonctionne-t-il ?

Il est essentiel de distinguer les trois niveaux du système de retraite français (retraite de base, retraite complémentaire et retraite supplémentaire). Le régime de base est le premier niveau de retraite obligatoire. Il constitue le fondement du système de retraite. Il concerne les fonctionnaires, les salariés du secteur privé, les travailleurs indépendants (artisans, professions libérales, etc.) et les salariés relevant de régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF, etc.). Il est fondé sur la solidarité entre les générations.

Par ailleurs, le régime de base fonctionne sur le principe d’un système par répartition. Les salariés actifs sont obligés de cotiser pour payer l’indemnité départ retraite de leurs aînés afin de bénéficier des droits à une pension de vieillesse.

Le régime de retraite complémentaire complète les régimes de base. Comme la pension de base, la pension complémentaire est obligatoire. Elle fonctionne sur le principe de la répartition. En effet, votre employeur prélève chaque mois une cotisation sur votre salaire brut. Vous accumulez des points de retraite car votre employeur ajoute cette cotisation à sa contribution patronale et la verse à une caisse de retraite complémentaire. Vous percevrez donc un revenu complémentaire en plus de votre pension de base au moment de votre retraite. Attention, la retraite complémentaire est gérée séparément de la retraite de base pour les salariés du secteur privé. En plus de l’Arrco (Association des régimes de retraite complémentaire), les cadres doivent cotiser à l’association générale des institutions de retraite complémentaire des cadres (Agirc).

La retraite complémentaire reste le meilleur moyen pour les salariés de se constituer un capital supplémentaire pour leur retraite. Elle s’ajoute aux niveaux précédents du système. Elle peut être mise en place individuellement par le biais de produits d’épargne ou par une entreprise. Elle est basée sur un système de capitalisation.

Quel est le montant minimum de la retraite ?

Certains régimes vous offrent la possibilité de garantir un niveau minimum d’indemnité départ retraite. Lorsque vous prenez votre retraite, vous pouvez bénéficier du minimum contributif. Sachez que l’allocation de solidarité versée aux personnes âgées est accordée sous conditions de ressources.

La pension de retraite est versée à taux plein. Elle ne doit pas être inférieure au montant minimum, appelé aussi minimum contributif. Le régime général de la Sécurité sociale prend entièrement en charge le versement de l’allocation. Votre pension de base du régime général de la Sécurité sociale doit être égale au minimum contributif. L’équivalent du minimum contributif est appelé minimum garanti pour les fonctionnaires. Il est calculé automatiquement lors du calcul de votre pension.

Pour bénéficier de cette cotisation minimale, vous devez remplir certaines conditions. Notez que le montant de la cotisation minimale est fixé à 7 638,78 euros par an, soit 636,56 euros par mois. Le montant total de vos prestations de retraite ne doit pas dépasser 1 177,44 euros par mois. Vous avez liquidé toutes vos pensions de base et complémentaires. Vous avez droit à une pension de retraite de base à taux plein du régime général. Vous avez cotisé au régime général de la Sécurité sociale pendant au moins 120 trimestres.

Sachez que la cotisation minimale pour les personnes âgées les plus défavorisées a été remplacée par l’allocation de solidarité aux personnes âgées. Vous voulez connaître le montant de votre pension de retraite complémentaire ? Multipliez le nombre de points acquis par la valeur du point en vigueur au moment de votre départ à la retraite. 

Qui sont les acteurs des régimes de base ?

Les acteurs des régimes de base sont nombreux. Il s’agit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), de la Mutualité sociale agricole (MSA), du service des retraites de l’État, etc. Aujourd’hui, la CNAV est le régime de retraite le plus important. Les agriculteurs cotisent souvent à la MSA.

Les fonctionnaires sont couverts par trois caisses distinctes qui gèrent à la fois le régime de base et une partie des régimes complémentaires. Les fonctionnaires des hôpitaux et des collectivités locales cotisent à la CNRACL (Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales). Les fonctionnaires, les militaires et les magistrats sont rattachés au Service des pensions de l’État. Les ouvriers de l’État sont couverts par le FSPOEIE (Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État).

Il existe de nombreux organismes spécialisés comme la CBNF pour les avocats, le RSI pour les industriels, artisans et commerçants, la CARMF pour les médecins, la CRN pour les notaires, etc. La CNAVPL (Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales) regroupe dix sections professionnelles différentes. Pour les cadres, ils cotisent désormais aux régimes Arrco et Agirc.

Retraite : les conseils essentiels pour préparer sa retraite !

Les indemnités de départ à la retraite représentent le montant qu’un salarié gagne au moment de sa retraite. Elles concernent tous les salariés retraités. Elles sont soumises à plusieurs conditions concernant leur montant et leur versement. Cependant, l’évaluation des indemnités de fin de carrière est différente.

Pour vivre votre retraite en toute sérénité, découvrez en ligne les offres d’assurance santé adaptées à vos besoins. Vous pouvez bénéficier de conseils d’experts sur le cumul emploi-retraite et sur votre pension de retraite.

En quelques clics sur internet, vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le système de points de retraite (système de calcul de votre pension complémentaire), les modalités de la retraite progressive, le calcul de votre date de départ à la retraite, etc.